
J'ai d'abord haïs ce gosse surprotégé encore plus que tous les autres. Puisqu'il était toujours seul, j'avais tout le loisir d'aller le voir pour me moquer et le ridiculiser. Mais j'ai vite été pris au dépourvu quand j'ai vu qu'il n'avait aucune réaction. Tandis que je le bousculais et l'insultais, il se contentait d'expirer en fixant le sol d'un air dépressif.

J'ai alors comprit que même si nos situations étaient totalement opposées, notre mal de vivre était le même.

Je lui ai alors tendu la main pour ne plus jamais lâcher la sienne.
On soigné nos maux ensemble, fait nos conneries ensemble, filer un mauvais coton ensemble. Le début de la libération est apparu à partir du lycée -Milo devenant le joli coeur qui pouvait tout se faire pardonner grâce à ses beaux yeux, et moi l'hystérique, salaud coureur de jupons- et malgré les avis divergeants à notre sujet, nous sommes toujours restés soudés, et ce, même après notre fuite à l'aube notre majorité...

Mals j'ai toujours gardé cette attitude de faiseur de trouble irrespectueux, amusé et insulté par ses victimes en crise de nerfs. "

Enaya
mer 11 fév 2009 21:48